Les Mariolles de la Bleue

Les Mariolles de la Bleue

Les différentes formes de pollutions.

 
 
 La mer Méditerranée a toutes les caractéristiques d'un océan en miniature. Mais elle comporte trois défauts majeurs. Une bande littorale surchargée. Un climat aux variations brusques. Et sa configuration qui en fait une mer fermée.

Présentation 

La mer Méditerranée a toutes les caractéristiques d'un océan en miniature. Mais elle comporte trois défauts majeurs.

1 : Une trop grande pression démographique pour des raisons

  •   économiques ==> transport par mer 
  •   de qualité de vie ==> climat
  •    liées au tourisme

Sa bande littorale est par conséquent surchargée

2 : Un climat aux variations brusques :

en période sèche, la terre se salit et lors de violents orages, le lessivage de celle-ci affecte brutalement la qualité des eaux marines.

3 : Sa configuration : c'est une mer fermée

-  Elle ne possède que deux communications : le détroit de Gibraltar et le canal de Suez ; 
  C'est une énorme bouteille avec un petit goulot et le renouvellement des eaux est donc très lent (seules les eaux de surface se renouvellent)

La zone littoral est constitué de quelques centaines de mètres ou quelques kilomètres côté mer, et de la frange maritime côté terre.

Deux grands types de pollution existent :

1.  Une pollution chronique permanente.

La pollution d'origine urbaine

Les égouts récoltent un mélange d'eaux usées constituées par différents polluants (matières fécales, détergents, etc). Par un réseau d'assainissement, ces eaux sont transportées dans une station d'épuration qui les nettoie.

Photos Amphitria dans le Var

 

Le traitement physico-chimique abat 45 % de la charge polluante

Le traitement biologique (par l'action des bactéries) abat 45% de charge polluante  restante

Le traitement par ultra violet (station du Beausset, par exemple) peut abattre encore 50% de cette dernière charge.

Les eaux sortantes d'une station performante peuvent être épurées à plus de 90%

La pollution urbaine n'est pas la plus nocive, mais il reste encore du travail à faire. En effet, la plupart des villes côtières en France sont équipées en station d'épuration, mais ce n'est pas le cas pour de nombreuses villes de l'arrière pays (elles sont éloignées de la mer et donc peu sensibilisées au problème).

Pourtant, toutes les eaux usées, par la terre, par les rivières ou par les fleuves retournent dans le milieu récepteur qu'est la Méditerranée.

Autres problèmes

Le traitement de cette pollution, comme d'autres, ne peut être qu'international. Dans les pays en voie de développement, la pollution est presque un signe de richesse (lien avec l'activité économique). Néanmoins, les coopérations scientifiques se développent entre la CEE et les pays tiers et des moyens financiers sont désormais dégagés dans ce but.

L'activité touristique pose des difficultés dans le juste calibrage des stations d'épuration._ Pour qu'une station d'épuration fonctionne correctement, il faut en effet que l'eau ait toujours la même composition et que les volumes d'eau à traiter ne varient pas brusquement. En effet, les communes du littoral génèrent un volume de rejet qui peut être multiplié par 10 ou par 15. Une des solutions pourrait être de construire plusieurs unités de traitement, mais d'importants moyens financiers sont dans ce cas nécessaires.

Le rejet des eaux nettoyées dans le milieu marin n'est pas une solution satisfaisante compte tenu de la pénurie en eau (irrigation des cultures notamment). Tous les experts s'accordent à dire qu'en 2010, l'eau manquera cruellement dans certaines parties du globe. Il conviendrait donc de récupérer cette eau pour d'autres usages.

Les pollutions industrielles

Les eaux utilisées dans le milieu industriel sont en général très chargées. Néanmoins, aucune usine, sauf exception, ne rejette de l'eau dans le milieu récepteur -> récupération et traitement.

Deux avantages par rapport aux eaux urbaines :

Elles sont toujours de même composition. 
Il y a peu de fluctuation de volume.

Mais les chercheurs sont confrontés à une difficulté concernant l'étude et l'analyse de ces eaux de rejet : leur composition n'est que très rarement dévoilée par l'industriel, car elle risquerait de dévoiler leur secret de fabrication.

Le contrôle des pouvoirs publics s'opère par prélèvement d'échantillon des eaux de rejet.

Notons que les opérations de traitement des eaux industrielles génèrent des coûts importants pour les industriels, et peuvent provoquer des distorsions de concurrence.

Les pollutions agricoles

Elles diffèrent des deux premières, car les eaux ne sont pas récupérables. Ces pollutions sont donc véhiculées par les fossés, rivières, fleuves ou par lessivage vers le milieu récepteur. L'eau agricole est sale à cause de l'emploi d'engrais, de pesticides ou d'insecticides. Et ces produits ont une action sur le milieu terrestre, mais aussi sur le milieu maritime. On retrouve, par exemple, des traces de DDT utilisé depuis 35 ans dans le milieu marin.

Des progrès scientifiques ont permis d'atténuer les effets sur l'environnement de certains produits (efficacité sur une courte durée, produit sélectif ayant un impact sur une seule espèce….) mais leur usage pénalise les agriculteurs (utilisation de plusieurs produits au lieu d'un seul)

Dans les habitudes de consommation, la dictature du produit parfait entraîne l'utilisation de produits phytosanitaires polluants et il y a donc nécessité d'une prise de conscience des consommateurs dans ce domaine

2. Une pollution accidentelle.

Il existe beaucoup d'idées reçues à ce sujet

Les marées noires

Ce sont des épanchements accidentels d'hydrocarbures en mer (ceux-ci restent en surface, étant plus légers que l'eau).

Cette marée noire arrivant sur le littoral (sur quelques kilomètres) asphyxie tous les petits animaux, mais elle n'a pas de conséquence gravissime, car elle généralement très localisée et de courte durée.

Il existe aujourd'hui une possibilité d'accélérer la dégradation des hydrocarbures par l'usage des bactéries (procédé inventé par la Fondation Paul Ricard).

L'Ifremer, chargé du suivi écologique des sites touchés par les marées noires, a constaté que la nature avait souvent oublié cette aventure un an après l'accident.

On estime à environ 15000 oiseaux disparus, les conséquences de ces marées. Par comparaison, la chasse provoque la disparition d'oiseaux en bien plus grand nombre (1,5millions de chasseurs en France).

Les marées d'huile solaire

Elles provoquent un effet néfaste très important sur le milieu marin.

Ces couches d'huile solaire forment un écran entre le soleil et le milieu empêchant la photo synthèse de se réaliser. Contrairement aux marées noires, ce phénomène dure 2 mois et demi dans l'année. L'utilisation de laits solaires ou de produits solubles permettrait d'éviter cette pollution.

Les rejets urinaires

Selon les statistiques, il y a chaque année sur notre région 200 millions de nuitées touristiques. 61 millions pour le seul département du Var [1]. Le volume des rejets est dés lors considérable.

Les urines ont un effet comparable aux engrais. Les phénomènes se produisant dans le milieu marin se décomposent ainsi :

Accélération de la croissance des végétaux -> Phase d'expansion puis phase de disparition -> Dégradation des végétaux et forte consommation d'oxygène -> Raréfaction d'oxygène pour toutes les autres espèces.

Cet apport énorme d'engrais se produit sur une surface très réduite à un moment de l'année où le métabolisme est le plus fort.

Ces deux derniers types de pollution ne sont l'objet d'aucune action directe de la part des pouvoirs publics. Seuls, une prise de conscience et un changement de mentalité peuvent améliorer la situation.

Les macros déchets

Aujourd'hui, ils ne représentent pas un grave danger pour l'équilibre du milieu, mais si les rejets de plastique se poursuivent dans le temps, la situation se dégradera.

Les plastiques ne sont pas biodégradables et ont une durée de vie très longue.



03/03/2008
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